Fichés FICP après plusieurs crédits impayés : comment Nicolas et Sandrine ont régularisé leurs dettes

Nicolas et Sandrine, quinquagénaires et parents de deux enfants, sont propriétaires de leur résidence principale. Après le Covid long de Sandrine et la perte de son emploi, le couple n'a plus pu faire face à plusieurs crédits à la consommation : cinq dettes, près de 35 000 euros passés au contentieux, et une inscription au FICP. Voici comment leur situation a été analysée, comment les cinq créances ont été négociées et réglées, et ce que ce parcours enseigne à d'autres foyers fichés avec plusieurs crédits impayés.
Prénoms modifiés. Ce récit est publié avec l'accord des personnes concernées.
Un Covid long et un revenu en moins : la situation de départ
La situation de Nicolas et Sandrine a basculé pendant la crise sanitaire. Atteinte d'un Covid long, Sandrine a dû quitter son emploi, et la perte d'une partie des revenus du foyer a rapidement fragilisé un budget qui supportait déjà plusieurs mensualités de crédits. Le couple a réussi à maintenir le remboursement de son prêt immobilier, mais il n'a progressivement plus pu faire face à certaines échéances de crédits à la consommation. Les retards se sont accumulés, plusieurs créances sont passées au contentieux, et Nicolas et Sandrine ont été inscrits au FICP.
Malgré leur volonté de régulariser leur situation, ils ne disposaient pas des liquidités nécessaires pour solder leurs dettes. Ils se retrouveenec une dette de 15 000 € auprès de Sofinco, 10 000 € auprès de Cetelem, 5 000 € auprès de Younited, 3000€ à Floa et 2000€ à Cofidis.
Cinq créanciers, 35 000 euros au contentieux et un fichage FICP : ce qui bloquait
Le blocage tenait à trois choses à la fois : cinq créanciers distincts, près de 35 000 euros de dettes au contentieux, et une inscription au FICP (Fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers) qui fermait l'accès à tout nouveau crédit pour refinancer. Chaque créancier mène sa propre procédure, à son propre rythme : déchéance du terme, puis demande d'un titre exécutoire, souvent par une injonction de payer. Répondre à cinq procédures séparément, sans liquidités, revient à traiter une urgence pendant que les autres avancent.
Ce que le fichage FICP change, et ce qui permet d'en sortir
Un emprunteur est inscrit au FICP, géré par la Banque de France, lorsqu'il ne paie pas deux échéances consécutives d'un crédit remboursable chaque mois, ou lorsqu'un impayé d'au moins 500 euros persiste plus de 60 jours, et que l'incident n'est pas régularisé dans les 30 jours qui suivent l'information envoyée par le prêteur. L'inscription dure cinq ans au plus, mais elle est levée dès que l'incident est régularisé et que le créancier le déclare. Le fichage n'interdit pas un accord avec les créanciers : il rend surtout impossible un refinancement bancaire classique, d'où l'impasse. Les voies de sortie sont détaillées sur notre page sortir du FICP, et la conduite à tenir face à une injonction de payer dans notre article sur l'opposition à une injonction de payer.
Préserver le prêt immobilier, traiter les crédits à la consommation : l'analyse
Lorsque Nicolas et Sandrine ont contacté Conciliaprêt en avril 2026, leur situation présentait un élément essentiel : le foyer disposait de nouveau de revenus professionnels stables, grâce à l'activité salariée de Nicolas. L'analyse complète de leur situation financière a permis de distinguer deux choses. Le prêt immobilier, toujours correctement remboursé, devait être préservé. Les mensualités des différents crédits à la consommation, en revanche, n'étaient plus compatibles avec leur capacité financière. Au total, cinq dettes représentant près de 35 000 euros devaient être traitées, sans déséquilibrer davantage le budget du foyer.
Cinq négociations et un règlement : ce qui a été fait
Nicolas et Sandrine ont rapidement complété leur dossier dans le délai imparti de 10 jours. Les équipes de Conciliaprêt ont ainsi pu analyser le dossier complet , et 3 jours plus tard, elles ont pris contact avec chacun des cinq créanciers pour rechercher, dette par dette, un accord amiable permettant leur règlement, dans le cadre d'une restructuration de dettes. Les négociations ont porté sur les montants réclamés et ont abouti à des accords transactionnels. Une fois ces accords obtenus, les fonds solidaires du groupe Conciliaprêt ont été mobilisés pour régler immédiatement les créanciers, selon les conditions négociées, sans que le couple ait à réunir lui-même ces sommes. L'engagement financier de Conciliaprêt aux côtés de Nicolas et Sandrine - qui est intervenu pile 5 semaines après la première prise de contact - a aussi évité que la situation continue de se dégrader sous l'effet des procédures de recouvrement et des frais associés.
Comme dans chaque dossier accompagné par Conciliaprêt, les créances ont été rachetées aux créanciers par Solidia Invest, société du groupe, en mobilisant les fonds solidaires. Les dettes envers les créanciers d'origine sont alors soldées, et le couple rembourse ensuite à Solidia Invest un montant fixe, défini à l'avance, qui lui fait bénéficier d'une optimisation de son endettement, selon un calendrier convenu, jusqu'à la mise en place d'une solution de refinancement.
Le résultat : des dettes régularisées et un fichage levé
Le règlement des accords a permis à Nicolas et Sandrine de sortir de la situation de contentieux dans laquelle ils se trouvaient : fin des relances liées aux dettes réglées, régularisation permettant la levée du fichage FICP concerné et, surtout, retour à un budget compatible avec leurs revenus. Pour les créanciers, la solution a offert une issue amiable : les accords négociés ont été réglés dans les délais convenus, sans procédures de recouvrement longues et incertaines. Les délais de levée du fichage après régularisation sont détaillés dans notre article sur le défichage FICP.
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