Fichés FICP après plusieurs crédits impayés : comment Nicolas et Sandrine ont régularisé leurs dettes

Publié le
22/10/26
Amélie Boivin
Amélie Boivin
Responsable Pôle Conciliation
Partager
Couple d'une cinquantaine d'années apaisé, à côté de cartes bancaires réunies en une seule et d'un cadenas ouvert

Table des matières

Nicolas et Sandrine, quinquagénaires et parents de deux enfants, sont propriétaires de leur résidence principale. Après le Covid long de Sandrine et la perte de son emploi, le couple n'a plus pu faire face à plusieurs crédits à la consommation : cinq dettes, près de 35 000 euros passés au contentieux, et une inscription au FICP. Voici comment leur situation a été analysée, comment les cinq créances ont été négociées et réglées, et ce que ce parcours enseigne à d'autres foyers fichés avec plusieurs crédits impayés.

Prénoms modifiés. Ce récit est publié avec l'accord des personnes concernées.

Un Covid long et un revenu en moins : la situation de départ

La situation de Nicolas et Sandrine a basculé pendant la crise sanitaire. Atteinte d'un Covid long, Sandrine a dû quitter son emploi, et la perte d'une partie des revenus du foyer a rapidement fragilisé un budget qui supportait déjà plusieurs mensualités de crédits. Le couple a réussi à maintenir le remboursement de son prêt immobilier, mais il n'a progressivement plus pu faire face à certaines échéances de crédits à la consommation. Les retards se sont accumulés, plusieurs créances sont passées au contentieux, et Nicolas et Sandrine ont été inscrits au FICP.

Malgré leur volonté de régulariser leur situation, ils ne disposaient pas des liquidités nécessaires pour solder leurs dettes. Ils se retrouveenec une dette de 15 000 € auprès de Sofinco, 10 000 € auprès de Cetelem, 5 000 € auprès de Younited, 3000€ à Floa et 2000€ à Cofidis.

Cinq créanciers, 35 000 euros au contentieux et un fichage FICP : ce qui bloquait

Le blocage tenait à trois choses à la fois : cinq créanciers distincts, près de 35 000 euros de dettes au contentieux, et une inscription au FICP (Fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers) qui fermait l'accès à tout nouveau crédit pour refinancer. Chaque créancier mène sa propre procédure, à son propre rythme : déchéance du terme, puis demande d'un titre exécutoire, souvent par une injonction de payer. Répondre à cinq procédures séparément, sans liquidités, revient à traiter une urgence pendant que les autres avancent.

Ce que le fichage FICP change, et ce qui permet d'en sortir

Un emprunteur est inscrit au FICP, géré par la Banque de France, lorsqu'il ne paie pas deux échéances consécutives d'un crédit remboursable chaque mois, ou lorsqu'un impayé d'au moins 500 euros persiste plus de 60 jours, et que l'incident n'est pas régularisé dans les 30 jours qui suivent l'information envoyée par le prêteur. L'inscription dure cinq ans au plus, mais elle est levée dès que l'incident est régularisé et que le créancier le déclare. Le fichage n'interdit pas un accord avec les créanciers : il rend surtout impossible un refinancement bancaire classique, d'où l'impasse. Les voies de sortie sont détaillées sur notre page sortir du FICP, et la conduite à tenir face à une injonction de payer dans notre article sur l'opposition à une injonction de payer.

Préserver le prêt immobilier, traiter les crédits à la consommation : l'analyse

Lorsque Nicolas et Sandrine ont contacté Conciliaprêt en avril 2026, leur situation présentait un élément essentiel : le foyer disposait de nouveau de revenus professionnels stables, grâce à l'activité salariée de Nicolas. L'analyse complète de leur situation financière a permis de distinguer deux choses. Le prêt immobilier, toujours correctement remboursé, devait être préservé. Les mensualités des différents crédits à la consommation, en revanche, n'étaient plus compatibles avec leur capacité financière. Au total, cinq dettes représentant près de 35 000 euros devaient être traitées, sans déséquilibrer davantage le budget du foyer.

Cinq négociations et un règlement : ce qui a été fait

Nicolas et Sandrine ont rapidement complété leur dossier dans le délai imparti de 10 jours. Les équipes de Conciliaprêt ont ainsi pu analyser le dossier complet , et 3 jours plus tard, elles ont pris contact avec chacun des cinq créanciers pour rechercher, dette par dette, un accord amiable permettant leur règlement, dans le cadre d'une restructuration de dettes. Les négociations ont porté sur les montants réclamés et ont abouti à des accords transactionnels. Une fois ces accords obtenus, les fonds solidaires du groupe Conciliaprêt ont été mobilisés pour régler immédiatement les créanciers, selon les conditions négociées, sans que le couple ait à réunir lui-même ces sommes. L'engagement financier de Conciliaprêt aux côtés de Nicolas et Sandrine - qui est intervenu pile 5 semaines après la première prise de contact - a aussi évité que la situation continue de se dégrader sous l'effet des procédures de recouvrement et des frais associés.

Comme dans chaque dossier accompagné par Conciliaprêt, les créances ont été rachetées aux créanciers par Solidia Invest, société du groupe, en mobilisant les fonds solidaires. Les dettes envers les créanciers d'origine sont alors soldées, et le couple rembourse ensuite à Solidia Invest un montant fixe, défini à l'avance, qui lui fait bénéficier d'une optimisation de son endettement, selon un calendrier convenu, jusqu'à la mise en place d'une solution de refinancement.

Le résultat : des dettes régularisées et un fichage levé

Le règlement des accords a permis à Nicolas et Sandrine de sortir de la situation de contentieux dans laquelle ils se trouvaient : fin des relances liées aux dettes réglées, régularisation permettant la levée du fichage FICP concerné et, surtout, retour à un budget compatible avec leurs revenus. Pour les créanciers, la solution a offert une issue amiable : les accords négociés ont été réglés dans les délais convenus, sans procédures de recouvrement longues et incertaines. Les délais de levée du fichage après régularisation sont détaillés dans notre article sur le défichage FICP.

💡 À retenir : ce que ce cas enseigne

  • Un fichage FICP n'empêche pas un accord amiable. Il ferme le crédit bancaire classique, pas la négociation avec les créanciers.
  • Traiter les dettes ensemble. Cinq procédures menées séparément épuisent le budget ; une démarche commune permet de les régler en une fois.
  • Préserver ce qui fonctionne encore. Le prêt immobilier, payé normalement, a été tenu à l'écart des négociations.
  • La radiation suit la régularisation. Une fois l'incident régularisé et déclaré par le créancier, l'inscription au FICP est levée.
  • Des revenus redevenus stables sont la condition. C'est ce qui rend un règlement amiable crédible pour les créanciers.

Chaque situation est différente : ce récit illustre un parcours, il ne garantit pas le même résultat.

Questions fréquentes

Le fichage FICP est-il levé dès le paiement ?

La radiation intervient quand le créancier déclare la régularisation à la Banque de France, après le paiement des sommes dues. En pratique, il faut compter entre 4 et 10 jours ouvrés. Si plusieurs crédits sont fichés, chaque incident est levé séparément, au fur et à mesure de sa régularisation.

Peut-on encore négocier une dette déjà passée au contentieux ?

Oui. Le passage au contentieux signifie que le dossier a quitté la gestion courante pour un service de recouvrement, parfois externe, mais le créancier reste libre d'accepter un accord à tout moment. Une proposition crédible, avec un règlement rapide, peut peser davantage qu'une procédure longue.

Faut-il déposer un dossier de surendettement quand on a plusieurs crédits impayés ?

Pas forcément. Le surendettement est adapté quand les revenus ne permettent plus de faire face à l'ensemble des dettes ; il suspend les poursuites, mais il entraîne une inscription au FICP pendant la durée des mesures. Quand les revenus sont redevenus stables, comme ici, une solution amiable peut permettre de régler les dettes sans passer par la commission. La procédure est décrite dans notre guide comment faire un dossier de surendettement.

Que devient le crédit immobilier pendant ce type de démarche ?

S'il est remboursé normalement, il n'a pas à être inclus : dans le cas de Nicolas et Sandrine, il a été préservé. Le maintenir à jour évite qu'une procédure beaucoup plus lourde, pouvant aller jusqu'à la saisie du logement, s'ajoute aux autres.

Et si l'un des créanciers refuse l'accord ?

Rien n'oblige un créancier à accepter. Dans ce cas, la dette concernée suit sa propre procédure, et il reste possible de demander au juge des délais de paiement de deux ans au plus (article 1343-5 du Code civil). Dans le dossier de Nicolas et Sandrine, les cinq créanciers ont accepté un accord.

Taux d’endettement et reste à vivre : faites le point en 1 minute

Indiquez des montants mensuels, même approximatifs. Rien n’est enregistré ni transmis : le calcul se fait dans votre navigateur.

Vos ressources
Vos charges mensuelles
Votre situation

Contactez-nous dès aujourd'hui

Nous sommes là pour répondre à toutes vos questions et vous accompagner dans vos démarches.

Contributeurs
Amélie Boivin
Amélie Boivin
Responsable Pôle Conciliation