Simulateur d'endettement : calculez votre taux d'endettement et votre reste à vivre

En une minute, sans inscription et sans laisser vos coordonnées, mesurez la part de vos revenus absorbée par vos crédits et ce qu'il vous reste pour vivre. Le résultat vous indique si votre situation est saine, fragile ou à traiter rapidement.

Élément décoratif

Taux d’endettement et reste à vivre : faites le point en 1 minute

Indiquez des montants mensuels, même approximatifs. Rien n’est enregistré ni transmis : le calcul se fait dans votre navigateur.

Vos ressources
Vos charges mensuelles
Votre situation

Comment lire votre résultat

Le simulateur calcule deux indicateurs et les combine pour classer votre situation dans l'une des trois zones ci-dessous.

Zone verte

Situation saine

Votre taux d'endettement reste sous 33 % et votre reste à vivre dépasse nettement le RSA de votre foyer. Vous gardez une marge en cas d'imprévu. Surveillez surtout les nouveaux crédits renouvelables et les paiements fractionnés, qui font grimper le taux sans qu'on s'en aperçoive.

Zone orange

Situation fragile

Votre taux dépasse 33 %, ou votre reste à vivre est proche du RSA de votre foyer. Il n'y a pas encore d'impayé, mais une baisse de revenus ou une dépense imprévue suffit à faire basculer le budget. C'est le moment d'agir : renégocier, regrouper ou étaler avant le premier retard coûte beaucoup moins cher qu'après.

Zone rouge

Situation à traiter sans attendre

Votre taux atteint 45 %, votre reste à vivre est inférieur au RSA de votre foyer, ou vous avez déjà des retards ou une inscription au FICP. Un nouveau crédit est alors difficile à obtenir et souvent coûteux. Une solution amiable ou une procédure de surendettement est généralement plus adaptée.

D'où vient ce seuil ?

Le simulateur compare votre reste à vivre au montant du RSA correspondant à votre foyer : 651,69 € pour une personne seule depuis le 1er avril 2026, majoré de 50 % pour la deuxième personne, de 30 % pour la troisième et la quatrième, puis de 40 % par enfant supplémentaire.

C'est un repère prudent, et volontairement bas : la commission de surendettement, elle, laisse au ménage une somme qui couvre notamment le logement, l'énergie, la nourriture et la scolarité, et qui ne peut jamais être inférieure à ce montant.

Autrement dit, un reste à vivre en dessous de ce repère signale un budget déjà sous le minimum reconnu par la loi.

Votre résultat est orange ou rouge ?

Décrivez un peu plus en détail votre situation et un conseiller vous indique gratuitement les solutions possibles.

Portrait photo d'une personne accompagnée par Conciliaprêt

Comment calculer son taux d'endettement et son reste à vivre

Les deux chiffres répondent à deux questions différentes : le taux dit si un prêteur acceptera de vous financer, le reste à vivre dit si votre budget tient sans nouveau crédit.

Le taux d'endettement rapporte vos mensualités de crédit à vos revenus nets : mensualités ÷ revenus nets. Ce chiffre est celui que regarde une banque. Au delà de 35 %, assurance comprise, un nouveau crédit immobilier devient difficile à obtenir, conformément à la recommandation du Haut Conseil de stabilité financière.

Le reste à vivre mesure ce qui reste réellement pour vivre : revenus nets − mensualités de crédit − loyer − charges fixes. Ce  chiffre dit si le budget tient au quotidien.

Prenons un foyer de deux personnes avec 2 500 € de revenus, 900 € de mensualités de crédit, 800 € de loyer et de charges. Son taux d'endettement est de 36 %, donc au dessus du seuil de 35 % : une banque refusera très probablement un nouveau prêt, et un regroupement de crédits sera difficile à obtenir. Son reste à vivre est de 800 €, soit moins que le RSA d'un couple : même sans nouveau crédit, le budget ne couvre pas les dépenses courantes du foyer.

La conclusion pratique n'est donc pas de chercher un financement, mais de faire baisser les mensualités déjà en cours, en renégociant ou en étalant la dette existante.

Que faire si votre taux d'endettement est trop élevé ?

  • Faire le tri dans les dépenses fixes : abonnements, assurances en double, forfaits. C'est rarement suffisant seul, mais c'est immédiat.
  • Demander un report ou un étalement à vos créanciers, avant le premier impayé. Pour le crédit à la consommation, le juge peut aussi accorder un délai de grâce jusqu'à deux ans.
  • Regrouper vos crédits : une seule mensualité, plus basse, mais sur une durée plus longue et avec un coût total en hausse. À réserver aux situations orange, avec un vrai calcul du coût.
  • Déposer un dossier de surendettement auprès de la Banque de France si vous ne pouvez plus faire face à vos dettes. La démarche est gratuite et suspend en principe les procédures de recouvrement.

Questions fréquentes

Quel est le reste à vivre minimum ?

Il n'existe pas de montant unique fixé par la loi pour les banques. Chaque établissement applique son propre barème. En surendettement, la commission laisse au ménage une somme qui couvre notamment le logement, l'énergie, la nourriture et la scolarité, et qui ne peut pas être inférieure au RSA du foyer.

Le loyer est-il compté dans le taux d'endettement ?

Non pour un locataire : le taux ne prend en compte que les mensualités de crédit. Le loyer est en revanche déduit dans le reste à vivre. Pour un propriétaire, la mensualité du prêt immobilier entre dans le taux.

Quels revenus faut-il indiquer ?

Les revenus nets mensuels réguliers du foyer : salaires après impôt à la source, pensions, allocations stables. Les primes exceptionnelles faussent le résultat.

Peut-on obtenir un rachat de crédit avec un taux d'endettement élevé ?

C'est possible dans certains cas, surtout pour un propriétaire, mais l'opération allonge la durée et augmente le coût total. Avec des retards ou une inscription au FICP, elle est difficile à obtenir et souvent coûteuse.

Mes données sont-elles enregistrées ?

Non. Le calcul se fait dans le navigateur. Seules des informations anonymes et regroupées, comme la zone de résultat et des tranches de taux, sont mesurées pour améliorer l'outil.

Le résultat a-t-il une valeur officielle ?

Non. Il s'agit d'une estimation indicative. La capacité de remboursement retenue par une banque ou par une commission de surendettement dépend de l'examen complet de votre dossier.

Nous pouvons vous aider.

Surendettement, créances en souffrance, accidents de la vie... N’hésitez plus !